Mardi 14 septembre 2010 2 14 /09 /Sep /2010 22:58

toiture prairie

 

 

Après un été plutôt calme côté travaux, les chantiers participatifs ont repris le 18 et 19 septembre pour installer le toit végétal. Un premier week-end qui s'est terminé avec plein de courbatures mais environ la moitié du toit est couverte et je trouve le résultat très satisfaisant. Un grand grand grand merci aux copains, qui ont travaillé dur et toujours dans la bonne humeur. Merci Peuil, Anthony, Thierry, Martine, Jean-Paul. Et merci aussi à Marie-France et Liliane qui nous ont régalés !

 

Pour déplaquer la prairie, une lame a été fixée à la fourche arrière d'un tracteur.

 

prairie-lame.jpg

La lame de découpe : une réalisation spéciale signée Olivier ;-)

 

La lame permet de découper des bandes de terre continues de 10 cm d'épaisseur. Il faut ensuite sectionner les bandes (à la hâche !) en petits segments qui ne soient pas trop lourds à porter. 

prairie1-detacher-mottes.jpg

Après avoir essayé différentes techniques (fourche, pelle), on s'est aperçu

que c'est encore à la main que cela va le mieux de soulever les plaques

de terre (ou glèbes).Une opération qui reste quand même assez physique !

 

Nous avons ensuite chargé les glèbes sur des palettes, et les palettes sur une remorque pour les transporter sur 20 km jusqu'à la maison. Jean-Paul suivait le tracteur en voiture pour surveiller cet impressionnant échafaudage de terre mais au final, nous n'avons perdu que deux petites mottes sur la route...

prairie1-chargement-palettes.jpg

On peut charger jusqu'à 12 palettes sur une remorque de 4 x 2 m.

 

Sur le toit, au-dessus de l'étanchéité, un film de polyéthylène alvéolé (Danodren) a été posé avec un recouvrement de 20 à 30 cm entre les lés.Les alvéoles permettront d'accumuler un peu de l'eau de pluie qui s'infiltrera dans la terre et de garder ainsi des réserves d'humidité pour la végétation. Le film n'est pas fixé mais simplement posé sur toute la surface du toit et contre les rondins qui bordent les rives et les bas de pente.

drain-et-premieres-mottes.jpg

Pose des premières mottes sur le film de polyéthylène

 

prairie1-prendre-avec-maniscopique.jpg

Au volant du maniscopique, Anthony manoeuvre avec beaucoup d'habileté autour de la maison.

 

 

prairie-peu-a-peu.jpg

Et le toit reçoit petit à petit sa couverture végétale...

 

 

prairie-camille-fignole.jpg

Camille fignole le jointage.

 

prairie-arrosage.jpg

A la fin de la journée, il faut arroser la terre asséchée par plusieurs jours de grand soleil.

Par Roro
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Vendredi 5 mars 2010 5 05 /03 /Mars /2010 17:55
Je sais que certains visiteurs assidus attendait ce moment avec impatience ;-) : voici enfin quelques nouvelles de la maison ! Et vous savez quoi ? Et bien j'y habite !!!
Le déménagement a été rondement mené par une troupe de copains très efficaces. Il y avait ce jour-là : Rémi, Thierry, Anthony, Camille, Charlie, Dinah, Claire, François, Pierre.
Sans oublier Marie-France qui nous a régalé d'un bœuf en daube mijoté pendant trois jours, et Olivier et Sandrine, qui m'ont prêté leur J9 ! MERCI !!
En plus, il n'a même pas vraiment neigé, les flocons se sont contentés de virevolter un peu autour de nous le matin avant de disparaître dans les airs. Sympa !

ok déménagement1
Par Roro
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Vendredi 5 mars 2010 5 05 /03 /Mars /2010 15:18
Principe
L'assainissement par filtres plantés (phytoépuration) utilise le pouvoir épurateur des plantes aquatiques et offre une alternative économique, durable et esthétique au système classique. Le principe est simple : les bactéries aérobies (qui ont besoin d’oxygène) transforment les matières organiques en matières minérales assimilables par les plantes. En retour, les plantes aquatiques fournissent de l’oxygène par leurs racines aux bactéries.
Etant donné que j'utilise des toilettes sèches, les seules eaux à traiter sont les eaux grises de la maison (provenant de l'évier, du lavabo, du lave-linge et de la douche).

Installation
L'installation du système (pose des bassins et raccordement) a été réalisée par l'entreprise de terrassement STAP et menée avec beaucoup de professionnalisme par Bernard, par ailleurs toujours prêt à me dépanner en tubes de toutes sortes ;-)
Par la suite, pour le remplissage des bassins à pleines brouettes de galets et de pouzzolane, heureusement que les "gros bras" de Pierre sont venus me seconder ! Chaque bassin est en effet rempli d'un lit de galets (40/60) de 10 cm d'épaisseur, puis de pouzzolane (10/15) sur 35 cm d'épaisseur.
Aux sorties de tous les bassins et aux arrivées d'eau des deux derniers, un filtre est installé, qui prend la forme d'un demi-tube de 250 mm (merci Bernard !) dans lequel on perce des trous tous les 5 cm avec une mèche de 6. Pour éviter que la pouzzolane ne vienne colmater les perforations du filtre, on entoure celui-ci de galets sur toute sa hauteur. Pour l'installation des galets, on utilise une tôle que l'on retire ensuite.
ok-phyto-tole-fevrier-029.jpg Installation d'un filtre à l'entrée d'un bassin



Mais commençons par le commencement.
A la sortie des eaux usées de la maison, un premier regard accueille un filtre à paille, qui retient les particules les plus grossières. La paille doit être renouvelée toutes les 2 à 3 semaines. La paille souillée est jetée au compost.

phyto-017.jpg
Le premier regard et son "panier à paille" amovible (un bout de tube perforé avec un fond et une anse).

Un second regard accueille l'auto-siphon qui va permettre à l'eau de se déverser d'un seul coup dans le premier bassin lorsqu'un certain niveau sera atteint.

phyto-015.jpg
Regard de 40 x 40 cm avec système d'auto-siphon.

Deux nouveaux regards abritent ensuite des vannes d'arrêt qui vont permettre de faire fonctionner en alternance les deux premiers bassins. Ce principe évite les risques de colmatage qui pourraient apparaître en cas de déversement continu dans un seul bassin. Par ailleurs, pendant la phase de repos, les plantes se regénèrent et le stock d'oxygène se reconstitue.
 phyto-008.jpgLe bassin de droite est en fonctionnement (vanne ouverte).
Le bassin de gauche est au repos (vanne fermée).

Les deux premiers bassins sont dits "verticaux". Les eaux y arrivent par le haut, s'étalent sur la surface, s'infiltrent et ressortent par le fond. Les deux bassins suivants sont dits "horizontaux". Les hauts arrivent par le haut, percolent horizontalement et ressortent par trop-plein en surface à l'autre extrémité du bassin.
phyto 011L'un des deux derniers bassins de la filière (bassin horizontal)

En bout de système, un regard de contrôle permet de prélever les échantillons d'eau pour l'analyse annuelle. Le système fonctionne immédiatement mais n'est véritablement efficace qu'au bout d'une année.
 
phyto-012.jpg Le regard de prélèvement.

Après le regard de prélèvement, l'eau (assainie) s'infiltre dans le sol par une tranchée filtrante.

Dans mon système, il reste à ajouter les plantes (une douzaine de plants au m²).
Voici les plantes que je recherche (avis aux gentils donateurs !) :
- roseau commun (phragmite communis)
- jonc du chaisier
- massette (thypha)
- iris jaune des marais
- carex
- reine des prés
- prêle
- épilobe hirsute
Mais aussi : thalia, sauge bleue, menthe poivrée ou aquatique, laitue et jacinthe d'eau, nénuphar ...


ok-fev-phyto-4-bassins.jpg Les quatre bassins sans leurs plantes



Par Roro
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Vendredi 5 mars 2010 5 05 /03 /Mars /2010 14:07
On les appelle aussi toilettes écologiques, toilettes à compost (TAC) ou toilettes à litière biomaîtrisée (TLB) mais quelle que soit la dénomination, ce qui importe c'est que ces toilettes fonctionnent sans eau.

Certains trouvent un peu dérangeant voire "dérangé" :-)) que je choisisse ce type de toilettes pour ma maison. Or ce que je trouve, moi, tout à fait dérangeant, c'est d'utiliser de l'eau potable pour évacuer des déjections qui devront ensuite être retraitées à grand renfort de chimie pour finalement être rejetées dans des milieux aquatiques où elles n'ont rien à faire. Mieux vaut enrichir le sol avec les matières que nous rejetons et qui sont riches en azote, potassium et phosphore.
1/4 des eaux usées produites quotidiennement viennent de la chasse d'eau. Supprimer la chasse d'eau, c'est réduire la quantité d'eau à traiter. C'est aussi reprendre un peu la responsabilité de nos actes... Non ?
Et il y a d'autres avantages que les avantages écologiques : pas de de toilettes bouchées, pas de fuites de chasse d'eau, pas d'entartrage de la cuvette !

Comment ça marche ?
C'est très simple : vous faites... comme d'habitude ! Puis vous jetez le papier hygiénique dans la toilette avant de recouvrir de 1 à 2 louches de sciure de bois. Il n'y a pas d'odeurs : l'association de l'azote (urine et matières fécales) et du carbone (sciure et papier) bloque les fermentations anaérobies et permet le démarrage du compostage. Tous les 3-4 jours ou 1 fois par semaine selon la fréquentation des toilettes, on vide le seau sur le tas de compost avec les épluchures de légumes et les déchets du jardin.

ok-fev-TS.jpgToilettes sèches provisoires, confectionnées dans une caisse en OSB.
A côté, le sac de sciure et copeaux de pin Douglas, résidus du chantier de la maison.


ok-fev-composteur.jpg L'aire de compostage au fond du terrain

Par Roro
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Vendredi 5 mars 2010 5 05 /03 /Mars /2010 13:35
Dans cette pièce, il y a encore beaucoup à faire pour installer tous les rangements de la cuisine !
Jacques n'a pas fini les encadrements des ouvertures et il reste aussi à construire le "plan-comptoir"
qui séparera la cuisine du séjour et à installer la porte coulissante vers le cellier.

ok-cuisine-fevrier-032.jpg
Par Roro
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